4h du matin le réveil sonne. La veille je n’étais pas au mieux mais n’ayant pas l’habitude de m’apitoyer sur mon sort, je m’éjecte du lit rapido et me prépare. Après un bon petit déjeuner et une petite heure de route, je commence mon ascension…

Il est 6h15 lorsque j’arrive au bord du lac. Un pêcheur qui a bivouaqué est déjà à pied d’oeuvre. Je m’occupe de récupérer quelques vairons (et oui en lac de montagne, il m’arrive de poser la canne à mouche) et commence à pêcher. La pêche met un peu de temps à se mettre en place mais après deux trois modifications, les touches finissent par être franches et régulières.

Aucun doute c’est le bon choix ce jour là. Sur les coups des 11h30, un ami de longue date (Mr Eric Lelouvier que beaucoup de moucheurs connaissent) me rejoint accompagné de ses enfants. Nous cassons la croûte ensemble puis il s’occupe d’apprendre quelques rudiments de la pêche à ses bambins.

Arrive 14h, la pêche s’est véritablement calmée depuis 3 bonnes heures quand soudain une très grosse truite attire mon attention tel un mirage dans l’eau. Je me frotte bien les yeux et les ouvre en grand. Je scrute l’eau dans tous les sens, 2-3 minutes passent et la revoilà à nouveau.

Une chose est sûre, elle cherche à manger alors comme j’ai pour habitude de dire : « sur un malentendu, on ne sait jamais » je décide de la pêcher. Je lui présente mon vairon sans trop de conviction et, Oh Miracle ! assez rapidement elle s’en saisit. Je ferre très délicatement et dis à Éric « je l’ai, je l’ai et elle est énorme ». Le combat est très puissant, mon moulinet est monté en 16 centièmes, ma pointe est en 14 et ma canne est une canne spéciale tirette de puissance 1-5 grammes. Bref j’ai dans les mains l’ensemble parfait pour faire des truites de 30cm. Le poisson est très lourd et vend chèrement sa peau. Les minutes passent et je me dis que c’est en ma faveur car elle va bien finir par se fatiguer mais d’un autre côté j’ai également très peur car à force je crains que mon 14 centièmes finisse par céder. En d’autres termes, vous l’aurez compris pendant une grosse demi-heure j’ai « serré les fesses ».

À deux, trois reprises, la truite est venue en surface à une dizaine de mètres de la berge. Tous les pronostics concernant sa taille allaient bon train mais ce n’est qu’une fois dans l’épuisette que j’ai réalisé. « Jean-Mi tu es chez toi, dans les Hautes-Alpes à presque 2500m d’altitude, tu viens de faire un tank et c’est juste le kiff ».

Alors cette truite me direz-vous ??? Et bien elle mesure 71 cm et nous l’avons estimé à 4kg500. Une chose est sûre, j’ai commencé la pêche en lac de montagne il y a presque 30 ans dans ce lac avec mon papa. Je n’aurais jamais un jour imaginé y prendre un poisson de ce gabarit. Cette truite est bien évidement repartie dans son élément, il s’agit au jour d’aujourd’hui, de par la valeur et la beauté qu’elle a à mes yeux, de « la truite de ma vie ».

Je vous joins ces 2 clichés pour vous en faire aussi profiter. Et comme diraient nos amis d’outre Manche « the dream come true »

à bientôt !

Article « Truite et Compagnie ».

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