Les travaux & réhabilitations

Rehabilitation

Et dans l’adoux, la vie reprend…

L’extraction abusive de matériaux dans bon nombre de cours d’eau Haut-Alpins a entrainé par érosion régressive un enfoncement marqué sur tout le linéaire des rivières (2 à 3m par endroit). Aujourd’hui, elles ne parviennent plus à déborder et inonder les terrains avoisinants (ripisylve, zones humides…) ce qui leurs permettait, auparavant, de s’étaler et donc de réduire naturellement leur capacité érosive. Cela se traduit par une érosion de plus en plus importante, des sapements marqués de berges et de toutes infrastructures lors des crues ( ponts, constructions en terrains inondables, etc).

Tout aussi grave, les petits cours d’eau annexes, souvent des adoux, qui servaient de zones de reproduction, de nurserie, de refuges, véritables réservoirs biologiques à la sauvegarde de nombreuses espèces, se retrouvent comme perchés de plusieurs mètres au dessus du lit vif des rivières.Inaccessibles. Déconnectés. Il s’en suit souvent leurs assèchements, leurs comblements et à terme leurs disparitions.

Ce n’est qu’au cours de ces dernières décennies qu’on été découvert la richesse biologique et le rôle de ces espaces. On a aussi pris conscience de la menace qui pèse sur eux.

Sous l’impulsion de la Fédération, d’importants travaux de réhabilitation et de « reconnexion » ont été réalisés afin de redonner leur fonctionnalité à ces « refuges » et zones de frayères : adoux de St Thomas (commune de St Crépin), adoux des Mensals (commune de Fraissinières), adoux des Glacière (commune de Aspres sur Buëch), adoux du Gourret (commune d’Aiguilles), adoux des Foulons (commune de St Jean St Nicolas)…

De nombreuses personnes, élus, communes, associations de pêche et entreprises se sont investis. Nous les remercions chaleureusement. Le rêve de revoir vivre la rivière est atteint en de nombreux endroits. Ce travail est bien entendu poursuivi.

Visualisez les différentes restaurations de cours d’eau

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