Un travail conséquent a été réalisé par le SMIGIBA (Syndicat mixte de gestion intercommunautaire du Buëch et de ses affluents) sur le rif de Saint-Marcellin. Cette semaine, c’est la traversée urbaine du torrent de Glaisette qui sera concernée. L’objectif est d’entretenir la ripisylve : les boisements des berges.
☝️Les enjeux liés aux boisements des berges (ripisylve) des cours d’eau sont importants et multiples. Ils peuvent être d’ordre hydrauliques liés notamment aux ouvrages d’art (ponts, digues). Ils ont également un rôle primordial pour la stabilité des berges grâce au système racinaire adapté lors des crues.
La ripisylve crée de l’ombrage en période estivale et permet de limiter la température de l’eau. Son rôle écologique est considérable : c’est un écotone c’est-à-dire une transition entre deux écosystèmes, d’un côté le milieu humide et de l’autre le milieu terrestre.
De nombreuses espèces sont inféodées à la ripisylve comme certains oiseaux, mammifères ou insectes. Pour finir, certains arbres comme les aulnes ont la particularité de pouvoir fixer l’azote et participent donc à la dépollution des sols.
110 KM DE BERGES ENTRETENUS DEPUIS 2009
Face à tous ces enjeux et pour tendre vers un entretien de la ripisylve modéré, respectueux et relativement homogène à l’échelle du bassin-versant du Buëch, le SMIGIBA engage chaque année des travaux d’entretien depuis 2009. Au total plus de 110 km de berges ont été entretenues ou restaurées depuis ces années. Des travaux mécaniques plus lourds sont parfois menés sur les plus grands cours d’eau comme les essartements et d’autres fois des travaux manuels plus classiques.
Bien qu’au niveau de la législation, l’entretien de la ripisylve incombe aux propriétaires riverains (code rural), le SMIGIBA peut se substituer et intervenir sur des parcelles privatives grâce à une déclaration d’intérêt général (arrêtés préfectoraux). Le domaine d’intervention du SMIGIBA est donc conséquent en termes de linéaire de cours d’eau et de type d’intervention. Il intervient aussi bien mécaniquement sur les Iscles du Buëch (bancs de galets végétalisés) que sur les digues des traversées urbaines dans le domaine public fluvial ou encore dans les petits torrents en tête de bassin ou les traversées des villages.
Dans le domaine de la gestion des cours d’eau, les travaux réalisés à l’amont ont la plupart du temps des effets vers l’aval.
Article et photo : Dauphiné Libéré du 10 février 2025.

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