La Gaule embrunaise poursuit ses actions pour favoriser la reproduction des truites farios
Préserver les milieux aquatiques et améliorer les conditions de reproduction des poissons : telle est la mission poursuivie par les bénévoles de la Gaule embrunaise. À l’approche de la période de fraie, plusieurs interventions ont été menées sur les cours d’eau du territoire afin de restaurer des habitats favorables aux truites farios de souche méditerranéenne.

Les membres de l’AAPPMA La Gaule embrunaise ont récemment consacré plusieurs journées à l’aménagement de différents secteurs aquatiques. L’objectif est de faciliter la remontée des truites vers leurs zones de reproduction, tout en améliorant les conditions d’accueil des futurs alevins.
Sur le torrent de Crévoux, au niveau de la frayère de la Valeytte, en amont de la Chalp, les bénévoles ont procédé à un apport de graviers de différentes tailles. Ces matériaux ont ensuite été répartis et travaillés afin de reconstituer un substrat adapté à la ponte.
« Ces aménagements doivent permettre aux truites de retrouver des conditions favorables pour se reproduire. Nous espérons que ces frayères accueilleront de nombreuses pontes et permettront le développement de nouvelles générations de truitelles, qui viendront ensuite alimenter le torrent », explique François Longepierre, président de l’association.

Des habitats diversifiés pour favoriser la vie aquatique

D’autres travaux ont été réalisés sur l’adoux du Noyret, situé sous la commune de Saint-André-d’Embrun. Ce petit milieu annexe de la Durance avait été perturbé par les apports de sédiments provoqués par la crue soudaine survenue dans le secteur de Vallouise au mois d’août dernier.
Une première intervention a donc consisté à supprimer l’accumulation de matériaux qui faisait obstacle à la connexion entre la rivière et l’adoux. Les bénévoles ont ensuite remodelé le cours d’eau pour lui redonner une configuration plus naturelle, en alternant des secteurs où le courant s’accélère et des zones plus calmes.
Des pierres de différents calibres ainsi que des branches ont été disposées pour diversifier les habitats et offrir aux poissons des possibilités de refuge. Ces aménagements sont particulièrement importants pour les truites, qui ont besoin de zones adaptées aussi bien pour se protéger que pour se reproduire.
Après leur naissance, les jeunes farios pourront profiter de la tranquillité de l’adoux pour grandir avant de rejoindre progressivement la Durance. « Plus les habitats sont diversifiés et nombreux, plus les poissons disposent de conditions favorables à leur développement », souligne François Longepierre.

Le pont Neuf également concerné par les travaux

Les opérations se sont également poursuivies sur le bras du pont Neuf, plus en aval, lui aussi affecté par les conséquences de la crue estivale.
Sur ce secteur, les bénévoles sont intervenus au niveau du seuil aval en déplaçant plusieurs blocs rocheux afin de redynamiser l’écoulement de l’eau. L’effet a été rapidement visible : l’accélération du courant a permis de remettre en mouvement une partie des sédiments qui s’étaient accumulés dans le bas du parcours.
Cette remise en mouvement du substrat devrait favoriser le retour des invertébrés aquatiques, qui pourront à nouveau coloniser les pierres. Ces petits organismes constituent une ressource alimentaire essentielle pour les poissons. Les blocs rocheux offrent également des abris et des supports favorables à la reproduction des truites.
Avec la fermeture saisonnière de la pêche en première catégorie, les bénévoles de la Gaule embrunaise ne rangent pas pour autant leurs outils. L’association entend poursuivre ses efforts de restauration et de préservation des milieux aquatiques, tout en assurant une surveillance régulière des cours d’eau durant l’automne et l’hiver.

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